Le célibat de masse émerge, depuis quelques décennies, comme une situation structurelle dans nos sociétés, au point de générer une industrie de la solitude qui veut l’ériger en philosophie de vie.

Bientôt, il y aura plus de Français célibataires que de Français mariés. En 2018, la part des célibataires atteignait 41,3 % de la population et talonnait celle des mariés (42,5 %), selon des statistiques de l’Insee publiées mi-jan- vier. L’évolution est foudroyante : douze ans plus tôt, en 2006, près de la moitié des Français étaient mariés (48,7 %), alors que les célibataires ne comptaient que pour un gros tiers de la population (36,5 %). Ces données confirment l’accentuation d’une tendance sociologique vieille de quelques décennies. Au milieu des années 1990 déjà, la sociologue Louise Saint-Laurent qualifiait l’émergence du célibat structurel de « mutation sociale importante » des sociétés occidentales.

« Single Not Sorry », devise la dernière campagne publicitaire Tinder, qui porte le célibat au rang de philosophie de vie. En effet, le célibat n’est-il pas le moyen de réinventer sa vie? D’explorer le champ des possibles?

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