S'abonner

Abonnez-vous à Limite en ligne

Bientôt disponible

 

A force de verrouiller le débat politique, les partis institutionnels se sont vérolés de l’intérieur. Faut-il fermer ces maisons closes de la République ou les rénover ? Et sur quoi fonder le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple ?

Démocratie culbuto

Le premier parti politique au sens moderne, le Parti radical, naît en 1901. Un siècle après, plus de 400 formations sont officiellement répertoriées. Mais seule une petite dizaine occupe aujourd’hui l’espace médiatique. Le jeu des primaires et des alliances aidant, ne se joue désormais plus dans l’isoloir qu’une alternance sans alternative.

« La mystique républicaine, c’était quand on mourait pour la République ; la politique républicaine, c’est à présent qu’on en vit. » Ainsi parlait Charles Péguy en 1901. Déjà, l’auteur de Notre Jeunesse reprochait au député Jaurès, futur premier président du Parti socialiste, de préférer aux idéaux républicains les arrangements et les compromis électoraux. Depuis lors, le désamour des Français et des élus est acté, le système représentatif grippé : trop de scandales, trop d’abus, si peu de changements… Sarkozy, DSK, Bygmalion, Cahuzac : ces noms squattent l’espace médiatique, rejetant dans l’ombre les vrais tenants du pouvoir qui sont à Bruxelles ou à New York. Seul remède à notre démocratie malade : l’exercice direct du pouvoir par le peuple.

Désaffection républicaine

Après chaque élection, la même question : pourquoi tant d’abstention ? Des sommes considérables sont pourtant dépensées, chaque année, dans des campagnes « citoyennes », appelant chacun à la « responsabilité » et au bon souvenir des « ancêtres-qui-sont-morts-pour-qu’on-puisse-voter ». Mais l’électeur, têtu, refuse de plus en plus de choisir entre la peste rose et le choléra bleu d’apparatchiks qu’il sait issues du même sérail de privilégiés. Pire, la « menace fasciste » du FN, assortie de son remède mythique, le Front républicain, n’effraie plus grand monde[…]

Cet article est extrait du numéro 3 de Limite. Pour lire la suite, rendez-vous en librairies ou commandez votre exemplaire sur l’internet.

Ludivine Bénard

Ludivine Bénard est journaliste pour la presse quotidienne régionale. Elle est membre du Comtpoir, blog socialiste antimoderne.