« Cependant Ulysse tournait souvent ses regards vers le soleil étincelant, attendant avec impatience de le voir coucher ; car il était désireux de partir [et de rentrer chez lui]. Ainsi le laboureur désire-t-il ardemment le repas du soir, lorsque durant tout le jour ses bœufs robustes ont tiré la forte charrue pour tracer le sillon ; le coucher du soleil est pour lui plein de charmes, parce qu’alors il se rend au repas du soir, les genoux brisés de fatigue. » L’Odyssée, chant 13 

G.K. Chesterton avec son historiette bien connue – « dix mille femmes ont un jour défilé dans les rues de Londres au cri de « nous refusons qu’on nous dicte » et peu après elles sont devenues dactylos » – n’a jamais gagné l’amitié des féministes, pour lesquelles cette boutade représente le comble du réactionnaire sexiste radical. Mais bien que je ne remette pas en question cette historiette, je mets en doute le fait que sa radicalité soit suffisante. À quoi servent, je me demande, les 10 000 dactylos auprès de ces 10 000 hommes ? D’aussi loin que les générations actuelles peuvent se souvenir, la norme a toujours été que l’homme quitte non seulement son père et sa mère, mais aussi sa femme et ses enfants pour s’attacher à son bureau. Et alors que ces deux derniers ne feront pas qu’un, il arrive que l’union de l’homme et de son bureau supplante celle de l’homme et de la femme. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. 

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